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Articles publiés en mars 2014

Le monde étrange de la communication électorale

• Mise en ligne le 28 mars 2014

Débats des chefs

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Avertissement : le texte qui suit contient des… Je rigole. On recommence : le texte qui suit parle de communication et pas de politique.

Les chefs d’antenne des deux plus grands réseaux de télévision du Québec ont eu beau faire des efforts surhumains pour aller au fond des choses, les chefs des quatre principales formations politiques québécoises ont réussi à contourner tous les obstacles pour lancer des messages qui n’ont pas été sans susciter la perplexité des téléspectateurs, voire leur découragement, comme en font foi plusieurs commentaires lus sur les réseaux sociaux. Conclusion : le déficit québécois n’est pas que financier, c’est aussi un déficit de communication. Des doutes? Voyons une petite demi-douzaine d’exemples.

C’est toujours la faute des autres. Si l’on en croit les propos tenus en ondes, le principe fondateur de la politique au Québec est le suivant : c’est toujours la faute du gouvernement précédent. Le titulaire de la fonction « a vu », « a agi », « a pris des mesures » et n’a jamais rien raté, contrairement à son prédécesseur.

Répondre aux questions… pourquoi? Qu’elles soient venues des chefs d’antenne ou des chefs de parti – dans ce dernier cas, avec parfois un brin, normal, de démagogie – rares sont les questions qui ont trouvé une véritable réponse. La technique est simple : « Oui ou non, avez-vous…? » et la réponse « Laissez-moi plutôt vous parler de… ».

Les bons et les méchants. Clairement, le Québec se compose de deux groupes : les bons et les méchants. Ainsi, tour à tour, selon le côté de la clôture où on se trouve, les entreprises, les syndicats, les employés du secteur public, les médecins, le secteur privé, sont soit des bons, soit des méchants.

La pureté a une province. Personne n’a jamais fait de nominations partisanes. Point.

La politesse est un concept désuet. Combien a-t-on pu formuler des phrases complètes sans se faire interrompre de façon cavalière pendant deux heures de débat et sans le moindre égard pour les désagréments causés aux téléspectateurs par la cacophonie ambiante? Poser la question, c’est presque y répondre.

Projet de société. Parlant de concept désuet…

Et dire que nos universités prennent trois ans pour décerner un diplôme en communication. Quelle perte de temps et d’énergie…

par Matthieu Sauvé

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