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Articles publiés en octobre 2013

À quoi joue-t-on au juste?

• Mise en ligne le 31 octobre 2013

 

Les deux phrases qui suivent sont tirées du site web de Radio-Canada.

« La police de Toronto a mis la main sur une copie d’une vidéo du maire Rob Ford, mais sans vouloir confirmer que ce dernier y était montré en train de fumer du crack. Le chef de police, Bill Blair, s’est contenté de dire, jeudi matin, que les « images corroborent celles qui ont précédemment été décrites dans la presse », en référence à la vidéo controversée que le Toronto Star et le site américain Gawker disent avoir vu en mai dernier dans laquelle on voyait un homme ressemblant au maire en train d’inhaler ce qui semble être du crack. »

À noter que dans le cas de la première phrase, la nouvelle a fait l’objet d’une conférence de presse de la police de Toronto.

 * * *

Rob FordJe l’avoue : je n’aime pas Rob Ford et je n’ai aucune sympathie à son endroit, non plus qu’à l’égard de sa réputation. Je dois d’ailleurs souligner le remarquable brio avec lequel il s’acharne lui-même à la ruiner.

Le traitement de ce que j’appellerai le crackgate a cependant de quoi laisser perplexe. Depuis le début, on parle d’une vidéo dans laquelle un homme ressemblant au maire inhalait ce qui semble être du crack.

Hier, la police déclarait détenir une vidéo dont les images corroboraient celles qui avaient précédemment été décrites – sans que personne ne les ait jamais vues –, images qui, rappelons-le, sont censées présenter un homme ressemblant à Ford, mais toujours sans que la police veuille confirmer que c’est bien lui.

Suis-je le seul que cette accumulation d’allégations, d’approximations et d’hypothèses lancées à la face du public commence à indisposer? Il me semble qu’un corps public en autorité comme un service de police a une certaine responsabilité en matière de communication publique. Cette responsabilité : relayer des informations précises et exactes à la population, plutôt que d’alimenter la rumeur sans rendre de preuves publiques.

Faites-moi plaisir : si je suis dans le champ, dites-le moi.

Matthieu Sauvé

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Une popularité grandissante !

• Mise en ligne le 18 octobre 2013

Mélanie Joly se taille une place à la série de débats qui seront présentés à LCN les 28-29 et 30 octobre prochain. Voici comment cette annonce a eu un impact sur les médias sociaux!
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Le média est le message. Vraiment?

• Mise en ligne le 18 octobre 2013

Pont MercierJ’avoue que j’ai un peu de peine ce matin. Pourquoi? Parce qu’un petit groupe de Mohawks est encore une fois en train de frapper à tour de bras sur l’image des autochtones au Québec. Comment? En ayant la brillante idée de bloquer le pont Mercier à l’heure de pointe.

J’ai toujours eu beaucoup de respect et de sympathie pour la cause et les revendications des autochtones et je comprends leur colère à la suite des événements survenus hier au Nouveau-Brunswick. Je comprends aussi leur volonté de manifester, à travers tout le pays, leur mécontentement et leur solidarité à l’égard de ces événements.

Tout de même, au moins une question s’impose : est-ce le fait d’empêcher des milliers citoyens qui n’ont rien demandé d’aller travailler était la meilleure idée pour ce faire? Est-ce qu’une stratégie médiatique bien orchestrée – il est clair, notamment, qu’une conférence de presse sur le sujet aurait attiré à peu près toutes les caméras disponibles à Montréal – et misant tant sur les médias traditionnels que les médias sociaux n’aurait pas été plus efficace pour partager leur point de vue et leur argumentaire? Est-ce qu’une  telle approche n’aurait-elle pas eu davantage de chance de susciter des appuis dans la population « non-autochtone »? D’accroître leur capital de sympathie?

Poser la question, c’est y répondre. Si  le grand théoricien de la communication Marshall McLuhan avait raison et que le média est le message, alors le message des Mohawks est clair : nous avons choisi le meilleur moyen (le média) pour indisposer tout le monde. Ce faisant, le message est clair : nous ne sommes pas contents et nous avons décidé de le faire savoir en indisposant tout le monde. Un peu court comme message. Et certainement pas de nature à susciter de grands élans de solidarité…

 

Matthieu Sauvé

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